Père Abraham
Homélie pour le 4e dimanche de Carême
Article mis en ligne le 21 mars 2020

par Webmaster

Homélie du 4e dimanche de carême/A 22-03-2020

1S 16, 1b. 6-7. 10-13a ; Ps 22 ; Ep 5, 8-14, Jn 9, 1-41.
Je vois

« Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce » : une partie de la réponse que le miraculeux donne à ceux qui lui font procès. On peut comprendre cette réponse autrement : si un pécheur honore Dieu et fait sa volonté, alors Il l’exauce, le guérit de ses péchés.
Frères et sœurs bien aimé(e)s de Jésus Christ, nous célébrons aujourd’hui, dans des circonstances particulières, le 4e dimanche de carême – année A. Ce dimanche est appelé communément celui d’Israël et de l’aveugle-né. Mais nous pouvons encore lui donner quelque surnom en partant de l’Evangile. On peut dire par exemple que c’est le dimanche du « disciple-né » (l’aveugle-né qui devient disciple et parle de Jésus à ceux qui lui demandent des comptes quant à sa guérison) ou de « la polémique » (une guérison qui engendre disputes et procès) ou encore des « certitudes ébranlées » (les pharisiens pensaient tout maitriser, et l’aveugle se savait né pour ne pas voir), etc.

1. Quelques pistes de méditation et de prière
Il y a plusieurs pistes qu’on peut explorer aujourd’hui pour en tirer une méditation et une ligne conductrice pour chaque jour, pour la semaine et pourquoi par pour tout le reste de nos jours.

  • En première lecture, on peut méditer par exemple sur le - « prend une corne d’huile et pars » (on voyage aujourd’hui sans huile), on peut prendre aussi le - « ne considère pas son apparence », on peut prendre encore le - « nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé » ;
  • Du Psaume, on peut méditer par exemple le « Pour l’honneur du nom du Seigneur ».
  • De la 2e lecture, on peut aller sur la piste « des ténèbres à la lumière » ;
  • L’Evangile, nous donne une panoplie de pistes : -la balade de Jésus ; - qui a péché ? ; -va te laver ; - je ne sais pas ; -le voisinage ; - la polémique entre pharisiens, le guéri et ses parents ; - « il est assez grand, interrogez-le = je sauve ma peau ; - « serions-nous aveugles, nous aussi ? » ; etc.
  • Telles sont, et tant d’autres, des pistes qui peuvent nous aider à faire un pas de plus dans notre vie « entière ».
    S’il fallait donner une méditation aujourd’hui en pleine assemblée, je m’adresserais en particulier à nos catéchumènes qui devraient vivre leur deuxième scrutin, mais la vie chrétienne est, au quotidien, un cheminement de foi à la suite du Christ.
    Alors, la promenade ou la balade de Jésus.

2- La méditation pour ce dimanche

On nous dit que Jésus sort du Temple : il faut remarquer ici qu’il sort du temple où régnait une atmosphère de tumultes, on veut le lapider et il se dérobe (c’est le passage qui précède celui d’aujourd’hui). On peut alors comprendre pourquoi saint Jean ne nous donne pas la direction dans laquelle le Maitre se dirige. Mais l’essentiel est qu’il est sur un chemin, il arpente les rues de Jérusalem. Cela nous parle aujourd’hui : Jésus est présent sur les chemins du monde et il veut y offrir à qui le désire la vue, la lumière dont il a besoin. Nos rues sont presque désertes aujourd’hui, mais Jésus s’y promène. Il s’y promène sous différentes formes : peut-être sous la forme de ce beau temps qui fait un clin d’œil malgré le confinement ; il s’y promène peut être sous le signe de cette personne âgée qui n’a personne pour faire ses courses et qui est obligée de sortir parce que la société l’a fait sortir de ce « temple » de la chaleur des relations humaines. Jésus peut encore être sur les chemins du monde sous formes de ce SDF qui a besoin de notre effort de carême.
Dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui, laissons donc Jésus faire sa promenade dans nos rues et profitons de cette lumière qu’il nous donne d’être dans nos maisons en le contemplant davantage.

Sur son chemin, Jésus voit un aveugle de naissance : un homme privé de lumière, enfermé dans les ténèbres, un homme livré à lui-même. A l’inverse des pharisiens, cet homme n’est pas un aveugle « volontaire ». Il est conscient de son handicap et il laisse Jésus croiser sa situation. Il laisse volontiers le Christ, par des moyens assez paradoxaux, ébranler ses certitudes d’aveugle-né. Il deviendra un disciple-né parce qu’il tient tête à ceux qui pensaient nettement voir les choses et percevaient la réalité et la loi comme acquises : ceux-là que nous méprisons peuvent nous apprendre pas mal de choses.

Jésus, aujourd’hui, ne nous livre pas à nous-mêmes, mais il nous demande, par la bouche de saint Paul de démasquer nos ténèbres et nous ouvrir à sa lumière et le laisser être notre berger comme il est dit dans le Psaume : « Le Seigneur est mon Berger : je ne manque de rien » . Le nouveau coronavirus semble être une ténèbres et une ténèbres interminable, mais Jésus guérit aujourd’hui un aveugle-né …
Que cette situation nous ouvre à la lumière du Christ et nous offre une fraternité sans précédent.
Père Abraham


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